Est-ce que la vie est chère à Berlin ?

Posted on 11 August, 2018

Comparé à d’autres grandes villes allemandes, le coût de la vie à Berlin est relativement faible. Si l’on compare à Berlin les villes Munich, Hambourg et Cologne, l’on s’aperçoit que c’est à Hambourg que la vie est la plus chère et que c’est à Berlin, qu’elle l’est le moins :

  1. Berlin
  2. Francfort
  3. Cologne
  4. Munich
  5. Hambourg

Ces données ne sont bien évidemment qu’approximatives. De grosses différences peuvent exister au sein d’une grande ville. En effet, le prix d’un café dans un lieu tendance du quartier branché de Mitte est sûrement plus élevé que celui d’un snack-bar à Marzahn. On constate que par exemple le loyer, les tarifs des babysitters, le prix de la bière à la fin de la journée, les tarifs des restaurants ou de la piscine sont imbattables dans cette métropole allemande. Pour l’alimentation et les loisirs, même dans les infrastructures culturelles, on paie nettement moins cher à Berlin. Cela dit, le prix de l’alimentation, particulièrement celui des légumes, mais aussi celui du pétrole, connaît en ce moment une augmentation non négligeable. Par ailleurs, les impôts y sont relativement élevés, mais les étudiants ne sont pas très sévèrement touchés.

La gentrification ne s’arrête pas aux portes de Berlin

Malheureusement, il faut bien dire que les perspectives d’avenir en ce qui concerne le coût de la vie à Berlin ne s’annoncent pas tellement favorables. Ici aussi, les prix ont augmenté ces dernières années et la tendance est à la hausse. La gentrification, surtout, pose des problèmes aux quartiers en vogue comme celui de Mitte. Les investisseurs immobiliers à grandes capacités de financement rachètent des bâtiments anciens, les réhabilitent à faibles coûts pour ensuite, les louer assez cher. Cela fait fortement monter le prix des loyers à de nombreux endroits de la ville. Cette situation donne d’ores et déjà lieu à un débat politique et social virulent : le secteur de l’immobilier, actuellement en plein essor, a-t-il le droit d’éjecter de leurs quartiers les locataires établis depuis longtemps ou les artistes et les étudiants qui dépendent de loyers bas pour survivre ?